LES LONGS ET MOYENS

CE QU'IL RESTE DE LA FOLIE - Grand Prix de la compétition française du Festival international de cinéma de Marseille (FID) et Prix Renaud Victor

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C’est à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye, dans la proche banlieue de Dakar, que nous introduit la caméra de Joris Lachaise, en compagnie de l’écrivain et cinéaste Khady Sylla. À travers son expérience vécue de la maladie mentale et de ses traitements, le film cherche à explorer une histoire récente du Sénégal : l’indépendance du pays et la décolonisation de la psychiatrie.

Le cinéaste Joris Lachaise a reçu au Festival international de cinéma de Marseille (FID) le Grand Prix de la compétition française et le Prix Renaud Victor pour son film Ce qu’il reste de la folie, sur lequel il a travaillé lors de sa résidence Louis Lumière au Sénégal en 2013.

Réalisation : Joris Lachaise France, 2014, 100 min

Convention Mur Noir / Trous Blancs

Au moment où le Mali fête le cinquantenaire de son indépendance, le film propose, au cours d’une traversée du pays, d’associer des états du corps décolonisé à une série de termes posés comme des « Conventions ».Comme on dit “conventions de la culture et du langage”, quand il s’agit de la grammaire, de la syntaxe, ou plus largement des méthodes de l’enseignement, des règles du comportement, de la danse comme de la discipline du sujet, des protocoles de la politique, ou de la logique du bon gouvernement.Conventions à déconstruire, à détourner, à domestiquer, ou à pervertir, et contre lesquelles s’édifier en tant que sujets libres et indépendants.Mais le film expose aussi des alternatives entre différents types de construction d’un sujet autonome : D’abord le type de l’artiste-photographe, malien et tellement libre dans son choix d’expression qu’il prend le risque de vouer son œuvre à l’incompréhension de ses plus proches contemporains.Puis le type de l’intellectuel, haut responsable, celui qui a décidé d’adopter la langue et la culture de ceux qui furent longtemps une minorité oppressive. Il est le « noir-blanc », celui qui par sa maîtrise impeccable de la culture française, a neutralisé la langue et en a fait son arme de choix pour prendre sa double revanche : en tant qu’africain et en tant qu’albinos.Enfin, il y a la figure de l’évangéliste, de celui que d’aucuns qualifieront de fou pour s’être engagé, par la reformulation des Écritures et la réinvention des signes mêmes de l’alphabet, dans une entreprise de réinitialisation totale de la langue.

Film documentaire de création © 2011écrit et réalisé par Joris Lachaise - co-réalisé avec  © Anne-sophie Popon

Durée : 72 minutes - Format : 4/3 - Couleur / Noir et Blanc  Pour commander ce film, cliquez ici

 

 

 

 

A bè don kè 

A bè dɔ̀n kɛ signifie Il/Elle danse en Bambara, langue nationale du Mali.Le film A bè dɔ̀n kɛ reconstitue à travers la mémoire de ceux qui y ont assisté, un spectacle de danse contemporaine donné par une chorégraphe française, Barbara Sarreau, au Centre Culturel Français de Bamako le 4 juin 2010. Gotha, Sidi, Alioune Bâ, Ismael Samba Traoré, Karamouko, Maîmouna Diarra, Mohamed Coulibaly, Shanata Koné, tous africains et habitants de Bamako, apprentis danseurs, garagiste, photographe, écrivain, mère au foyer, gérant de bar, n’ont pour la plupart jamais vu de spectacle de danse contemporaine (la danse des blancs).Qu'ont-ils vu ? De quoi se souviennent-ils ? Quel impact ce spectacle a eu sur eux ?

Mon intention est non seulement de restituer la perception de cette pièce par des spectateurs africains n’ayant jamais vu de danse contemporaine, mais aussi de chercher ce que peut révéler d’un point de vue culturel le caractère partiel, ou partial, de l’inscription mémorielle de l’oeuvre du point de vue du spectateur : “ Par là nous toucherions peut-être au point le plus vif et le plus évanescent , le plus réel et le plus fantomatique, de ce qui peut se nommer “survie” quand à l’oeuvre chorégraphique. En une forme de transcendance extrême, l’oeuvre s’identifierait à l’ensemble des souvenirs (multiples, hétérogènes et lacunaires) de son événement ”. (Frédéric Pouillaude – Le désoeuvrement chorégraphique – Étude sur la notion d’oeuvre en danse. (VRIN) 

Un film de © Anne-sophie Popon DVD © 2011 Durée : 20 minutes Format : 4/3 Couleur

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

EN ATTENDANT JEAN-PAUL

L'histoire d'un triangle amoureux. Une femme chinoise, Mme Jiang, a épousé un homme français, Jean-Paul, pour pouvoir travailler et tenir son propre magasin. Mais tandis qu'elle tient le Bazar et s'échine chaque jour derrière sa machine à coudre, Jean-Paul disparaît et dilapide son argent dans des bars. Le troisième individu qui hante ce bazar, c'est Chicago. Un ami qui voudrait ou aurait pu prendre la place de Jean-Paul, et qui pour cela ne ménage aucun effort.

Réalisation par Joris Lachaise - 2009 - Film couleur - Durée 11 minutes

 

 

 

 

 

 

COMME UN OISEAU DANS UN AQUARIUM

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C’est la fin de la trêve hivernale, en avril 2009. L’expulsion guette les habitants d’un ancien orphelinat laissé à l’abandon par les pouvoirs publics, au 48 de la rue Lionnaise, à Angers. Réquisitionnée, cette demeure abrite 43 demandeurs d’asile originaires de la Corne de l’Afrique, 14 rroms de Roumanie et 7 jeunes sans-logis. Face à l’absence de proposition de relogement, tant de la part de la mairie que de la préfecture, les «habitants du 48» s’organisent pour faire entendre publiquement leurs revendications. Inéluctablement, l’expulsion a lieu, le 23 avril 2009.

C’est le début d’un long chemin escarpé vers le relogement pour tous les habitants du 48.
C’est aussi l'affirmation d’un mouvement de réquisition et de défense du droit d'asile, qui permettra à plus de 400 demandeurs d'asile, un an plus tard, de bénéficier d'un relogement, suite à l'évacuation des trois derniers squats en juillet 2010. Revenir aujourd'hui sur le parcours de quelques-uns des habitants du « 48 », c’est donner la parole à des personnes exilées, déracinées, qui, malgré leurs difficultés, vont être amenées à se battre collectivement pour obtenir un logement décent.

Film 2010 - Thomas Roussillion / Joris Lachaise - Autoproduction - 81 min – Dvcam - couleur – format 16/9

Diffusions : » Première diffusion publique, le 27 septembre 2010, au cinéma Les 400 coups, à Angers, en soutien à la CSSP 49.» Diffusion au camps "No border" de Bruxelles, en octobre 2010, suivie d'une discussion sur l'implication des migrants dans la lutte pour la défense de leur droit d'asile.» Sélection et diffusion en compétition (cat. premier film professionnel) lors des 20èmes rencontres documentaires 'Traces de Vies', à Clermont-Ferrand, le 24 novembre 2010.» Projection organisée le 14 décembre au SAFRANTS, à Angers.» Diffusion "hors competition", dans le cadre de la 4ème édition de la Biennale du film d'action sociale, le mercredi 09 février à 15H, à l'ETSUP (8, villa du parc Montsouris, 75014 Paris)» Sélection au marché du film du festival VISIONS DU REEL 2011.